Qui est Le Docteur ?

24 octobre 2012

soupes pour gros morfales

1 - Soupe des Orients

  • 1/2 petite boite de pois chiches
  • 1/2 gousse d'ail
  • 1 etoile d'anis
  • 2 grains de cardamome
  • 1 langue de piment séché
  • poivre, sel, ras el hanout.
  • Pates,vermicelles ou nouilles asiatiques.
  • Algues séchées.
  • 1 steack haché
  • 120g de pois cassés,
  • Huile d'olive,
  • 1 oeuf,
  • lait de coco.
  • 1 sachet de soupe harira.

Délayez le contenu du sachet de harira dans l'eau et mettez a feu doux, pendant ce temps prenez vos  pois chiches, pois cassés et steack haché cuits et mixez les jusqu'a optenir une pate homogène a laquelle vous ajoutez une pincée ras el hanout et une cuiller d'huile d'olive. quand la harira arrive a ébulition ajoutez y vos nouilles et laissez les cuire doucement. ensuite ajoutez-y la purée et mélangez bien avec un fouet si possible.

Mettez a feu doux et ajoutez a la soupe encore une cuiller d'huile d'Olive, et le piment, la cardamome et l'étoile d'anis préalablement émiétés.Mélangez et laissez mijoter 10 minutes. pendant ce temps coupez votre gousse d'ail en fines rondeles que vous mettrez a part dans un petit plat.

Retirez du feu et servez, puis ajoutez dans la soupe, une bonne rasade de lait de coco. et sur le pourtour une ou deux rondelles d'ail.

La recette est longue et complexe et il faut bien surveiller la cuisson, mais le resultat en vaut largement la peine , le gout est excellent en varié en bouche et apres ça, vous n'avez plus faim  ! 

 

2 - Bouillon au Poulet/Mouton

  • 1 cube de bouillon Poulet ou Mouton
  • 1 tranche de Poulet ou de mouton
  • 1/2 gousse d'ail
  • vermicelles ou pates Cuisson rapide.
  • un peu d'algues séchées
  • 3/4 petites patates précuites

Coupez la viande en dés et faites la cuire a la poele avec la demi gousse d'ail, puis dans une casserole, ajoutez de l'eau et le cube de bouillon, mettez a bouillir puis quand celui ci a fondu, ajoutez y le vermicelle puis les dés de viande. laissez mijoter  une minute et c'est pret ! Vous ajoutez les algues directement dans le bol, ce sont elles qui permettront de saler plus ou moins la soupe.

 

3 - Soupe au Chocolat.

  • Du pain
  • De la pate a tartiner
  • Du lait
  • Cacao amer et classique.
  • des brownies
  • noisettes/amandes/fruits secs
  • 1 pomme ou poire
  • Morceaux de chocolat au choix

Dans un peu de lait, mélangez le cacao amer et le sucre puis ajoutez la cacao en poudre classique. Mélangez bien et ajoutez y le reste de lait, faites  chauffer le tout.

Cassez quelques morceaux de chocolat, et taillez quelques dés sur un brownie, ajoutez y a votre convenance noix, noisettes, fruits secs, ainsi que le fruit coupé en dés. Préparez une tartine de nutella ou autres.

Servez le chocolat chaud et ajoutez y dés de brownie et de fruits, les morceaux de chocolat et les fruits secs a volonté et c'est pret !

Oui, je sais ! ce n'est pas dietetique du tout, mais c'est tellement bon !

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22 octobre 2012

Vikings et moyen-age !

pour changer d'air, je suis allé du coté de Loison-sous-Lens faire un petit tour au moyen age !

Après une brève entrevue avec Merlin et Vivianne,

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et apres avoir echappé aux charmes d'une elfique ensorceleuse,

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nous rencontrâmes la confrérie de l'Orme Blanc XV qui joutait céans

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Et se préparait lors a festoyer goulument

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Et le scotch-britt que je suis n'a pas pu rester insenssible a cet orchestre

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Mais le plus fin du fin fut la rencontre avec les hommes du Nord, les Vikings

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On croit que ces gens sont des brutes sanguinaires, mais ce furent surtout des commerçants et des voyageurs dans l'âme, et aussi de sacrés brasseurs ! Voyez leur étal plein de bonnes choses

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Houblon, safran, poivre, or, miel, tissus fins, outils forgés... les vikings, c'était la samaritaine de l'époque ! Ils possedaient même une pierre spéciale pour se guider dans la brume ! Ses propriétés polarisantes n'ont été démontrées qu'il y a deux ans, de ce fait, avec cette pierre spéciale, on peut voir d'ou vient la lumiere du soleil et se guider par rapport a lui !

et ce sont aussi d'excellents convives !

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 POur finir, nous fîmes halte chez un maitre flecheur
 qui si il fabrique des armes est contre la guerre : " mauvais pour le commerce"

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On pense souvent que le moyen-age était une epoque obscure et barbare ! Certes, mais il y avait beaucoup de création et d'ingéniosité a l'époque !

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17 octobre 2012

Les Oiseaux du coeur

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Un petit garçon vint un jour poser au sage vénérable cette question ?

- Ô, Venerable sage, dis moi pourquoi il y a des gens bons et des gens mauvais ?

Le vieil homme caresa sa barbe et lui répondit :

- Mon Enfant, c'est a cause d'une guerre entre les oiseaux dont l'enjeux est nos coeurs ! Il y dans le ciel des oiseaux qui ne peuvent nidifier et pondre que dans nos coeurs !

Le coeur vide lance un appel et un oiseau y vient faire son nid :

Lorsqu'un Oiseau blanc se niche dans ton coeur, tu te sens tout chaud, tout heureux et tu désires donner et partager ton bonheur avec les autres ! C'est a cause des oeufs qu'il a pondu et qui eclosent ! Les oisillons blancs se cherchent vite un autre coeur a habiter et c'est ainsi que les bonnes gens se font mutuellement du bien, Si d'aventure l'oiseau ne trouvait pas de place dans le coeur visé, il revient a son envoyeur et l'envoyeur en est consolé .

Lorsqu'un Oiseau Noir se niche dans le coeur, tu te sens aigri et rien n'est beau, tout le monde est suspect, et tu ne désires rien de bien, ni pour toi, ni pour les autres ! A cause des oeufs qu'il a pondu, Le noiraud a peine eclot cherche d'autres coeurs ou nidifier, et c'est ainsi que les personnes mauvaises font du mal aux autres, Si d'aventure il ne trouvait pas ou nidifier, il revient a son envoyeur et son envoyeur n'en devient que plus aigri !

Si un oiseau noir vient a nicher dans le coeur d'une personne habitée par les oiseaux blancs, il s'ensuit une bataille, si il prend le dessus, il mange les oeufs des blancs et tue leurs oisillons ! Par contre, si c'est un Oiseau blanc qui entre dans un repaire d'oiseaux noirs, il s'ensuit une bataille, si le blanc la gagne, il couve avec amour les oeufs des noirs et traite les oisillons noirs si bien qu'ils en deviennent tout blancs !

C'est ainsi, mon garçon, que lorsque tu donnes du bien a quelqu'un,ne serait ce qu'en paroles, même si il le rejete, tu te fais du bien a toi même ! Et si tu fais du tort a quelqu'un, même en paroles, ça te détruit, même si l'oiseau noir te revient !!! Ne neglige jamais une parole gentille, n'aie pas peur de dénoncer les injustices tout en appelant a la concorde et au respect d'autrui, tu seras tel une fontaine d'oiseaux blancs et d'une telle fontaine, les oiseaux noirs n'approchent jamais !

Si tu as compris ce que j'ai dit, Tu auras compris un grand secret evident de le vie et de l'Univers ! Et les secrets evidents sont comme le nez qu'on ne voit jamais, sauf lorsqu'on se regarde dans un mirroir !

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09 octobre 2012

deux frères...

Il était une fois deux freres,

cousins qui n'avaient pas le même père

mais ils tetaient la meme terre Nourricier

tout allait bien, la paix sur Terre !

 

Puis un ptit malin, un ingénu,

celui que l'on nomme Lecornu !

enragé de ce que ces deux la ont eu

a les faire se battre, il est résolu !

 

Il vint a l'un des deux freres et affirma:

Le sein gauche est meilleur que le droit !

Il t'a volé, et il n'est pas comme toi !

Regarde, regarde le faire, reveille toi !

 

Il vint au second et dit : lui va t'agresser

car il t'envie ta part et veux te la voler

Regarde le, tu vois son air mauvais !

Frappe le avant qu'il ne t'aie frappé !

 

C'est ainsi que leur mere Nouriciere

vit avec deplaisir, se déchirer les deux freres

Elle leur dit : oh ecoutez , ecoutez donc mon cri !

Fils d'Abraham et de Muhammad, mes chéris !

 

POurquoi donc vous vous battez ?

Et vos pères, vous vous en Rappelez ?

vous oubliez ce qu'ils vous ont laissé !

vous faites leur honte, alors vous vous calmez !

 

Mere, pourquoi autant d'intolérance ?

Lui répondirent-ils, sortis de l'enfance

Il a ce que je n'ai jamais eu, celui la,

et l'autre ne dit pas mieux, ma foi !

 

Alors la mere se leva et implora en vers,

elle implora le grand roi maitre de l'Univers

Si tes fils suivent ce coquin de Lecornu

qu'ils sachent qu'ils seront perdus !

 

mais si ils s'eloignent de la guerre,

et reviennet a toi, la mère nourriciere

alors je guarantis pour eux, prospérité

mais la haine a rendu leurs coeurs peu sincères

 

l'un des freres affirma, le voila, le voila, le Messie !

las, ce n'était que Lecornu, sous de beaux habits !

Il prit partit pour l'un des freres et l'excita,

a mener la guerre " car bientot, ton frere attaquera"

 

Et ce fut alors, la grande boucherie, le conflit  !

Chacun avec ses camarades a sa cause acquis,

Chacuns, sous les yeux de leur mere s'occit !

Et quand ils furent degueunillés par leur propre adversité

 

Il virent leur mere gisant dans une flaque de sang :

Elle disait : oh mes chers petits, mes enfants,

vous n'avez écouté, ni vos peres, ni le Roi, ni votre maman !

alors, le vrai Messie revint parmis les gens !

 

Il vit les deux freres ennemis, et leur tient ce qui suit !

Vous vous etes battus, a cause de l'avidité de Lecornu

Coran et Torah, ces deux testaments, vous avaient pourtant avertis !

la rigueur, c'est a vous que vous l'avez infligé !

 

Et regardez tous vos amis bléssés,

parce que Lecornu, vous avez ecouté !

Il s'est même fait passé pour moi, l'ingénu

alors qu'Abraham et Muhammad vous avaient prévenus !

 

Soyez comme deux piliers fidèles a ce que chacun a reçu

et ne vous entretuez plus a cause de cet ingénu !

Vilains enfants ! Occupez vous plutot de votre mère !

Car c'est elle que Lecornu voulait mettre en terre !

 

Moralité : Sionnistes, Islamistes !

Les gens, ainsi que les Juifs et les Musulmans

vous seriant bien reconnaissants

de fermer vos sales gueules de racistes !

 

Nourrissez vos enfants, ne soyez pas médisants

soyez bons, soyez génereux, ne suivez pas les envieux

ne laissez pas vos Lecornu vous ecarter,

des deux excellents testaments,

que vos pères, portes-paroles d'un Roi très grand !

vous ont laissé, a vous et vos enfants !

 

Aimez la paix inconditionellement car sinon,

elle viendront a vous, les 2 folles : Guerre et destruction !

ce jour la, vous serez bien cons et comment vous ferez ?

pour affronter les reproches de ceux qui voulaient la paix ?

 

Et plus important que tout ça, que va dire le Grand Roi ??

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03 août 2012

le Temps paralelle - J.Cathlain et les N-Dimensions Partie 1

Oups, mon gars, quand on publie, faut appuyer sur le bouton publier, voila ce qui se passe quand on flanne dans des espaces fibrés !!

J'ai mis longtemps avant d'oser publier ! parce que je trouve toujours que mon propos qui se veut vulgarisateur et distrayant a la fois est resté desespérement sec surtout pour l'intro que voici !! Peut etre parce que je ne suis pas une femme et que c'est difficile de voir du point de vue feminin ! Mais je crois en cette histoire et en ce personnage a qui va arriver de bien singulieres aventures! aussi, je vous invite a m'exposer toutes vos critiques et vos suggestions qui seront bien reçues !

(NDL'A : Les deux premiers paragraphes ne sont pas super super, grosse panne a leur sujet ! Si vous aviez une idée, ne vous privez pas, je vous bombarderai co auteur de cette nouvelle ! )

C'était un blanc qui n'était pas le blanc, il sortait de partout !

Dans ce blanc on percevait vaguement une présence.... blanche, non deux ! ! Enfin plutot une présence absolue et l'autre ponctuelle ! l'absolu était plutot amusée et semblait considerer le point avec bienveillance !

Un geste de sa part et une infinité d'evenements surgirent alors de nulle part, des actes honorables et des massacres, des disputes et des embrassades, des gens qui naissaient, vivaient leur vie de joies et de peines et mourraient, tout en meme temps, au meme moment !

Le point, qui n'en pouvait plus, tenta de se proteger les sens de ce torrent infini d'informations ! Insuportable !
 - non, non !arrete, c'est trop pour moi ! "
L'absolu sourit et dit :
 - Et pourtant, tu voulais comprendre !  Toi et tes semblables etes tres surprenants" déclara une voix qui sortait de partout ! "Capables du meilleur comme du pire ! a la fois si limités mais si merveilleux, Allez tends ta main droite ! voici le livre de ta vie, Lis et tu sauras ce que tu savais deja mais que tu ignorais !!

le point avança sa main et reçu ce qui ressemblait a un livre, une espece de drole d'ouvrage dans lequel les pages sont des tranches de vie ! Toute pensive ( car ce point blanc perdu dans la blancheur est féminin, elle se mit a tourner les pages de son livre aux reflets irisés)

Flash blanc...

des couleurs...

un ciel bleu et une verte campagne dans les chemins duquel se promenaient une jeune femme et un homme pas si agé que ça !

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- alors, coment ça se passe la bas ? demanda le pere, un homme asez corpulent avec une une paire de bacchantes grisonnantes et un regard calme et tranquille.

- Ah c'est l'enfeeeer ! Je n'ai plus une seconde a moi, mais ça en valait la peine, tu sais ! répondit la jeune femme, une brune chatain, aux yeux bleus et au sourrire de chat " on est sur le point de faire une avancée majeure dans le domaine de la physique ! Determiner la nature véritable du temps ! tu te rends compte , papa ?

Le vieil homme sourit et lança un profond soupir !

- Depuis toute petite, tu ne faisait que poser des questions de ce genre ! pourquoi l'herbe est verte, pourquoi le ciel est bleu, et la nuit noire ! Je suis fier de toi ! Mais tu prends si peu soin de toi, de ta vie, il y aurait pas un charmant laborantin bien a ton gout ?

- Oh, tu sais, les hommes, j'ai déja donné ! " repondit elle dans un soupir legerement agacée ! "et puis j'ai pas trop le temps !"

- Ah , c'est bien un comble ! tu etudies le temps dont tu ne dispose pas ! Au fait, ç'est quoi cette nature du temps ?

- Euh, et bien, on sait déja depuis Einstein, que le temps varie selon le point de vue de l'observateur ! Tu as déja entendu parler des Jumeaux de Langevin ? " repondit elle !

- Euh, c'est cette histoire selon laquelle un des deux freres prend une fusée et viellit moins vite que celui resté sur terre ?

- Exact papa  ! En fait, ça repose sur le fait que la vitesse de la lumiere ne peut etre dépassée ! Il se produit le fait que plus tu te déplace vite, plus le temps s'écoule lentement pour toi ! de ce fait, cette vitesse limite n'est jamais dépassée ! Par exemple, on pense que pour la lumiere, le temps est figé et ne s'écoule pas entre sa création et son absoprtion ! De ce fait, pour la lumiere émise par le soleil , il lui faut un peu plus de 8 minutes pour arriver jusqu'a nos yeux, tandis pour la lumiere ce serait quasi immédiat !

 - euh oui ! et comment comptes tu t'y prendre ? tu ne va pas embarquer a bord d'une fusée au moins ?

- hahaha ! non ! En fait, je serais en Suisse, au CERN, tu sais le grand accelerateur de particules ? on va mesurer la durée de vie des particules et voir comment leur vitesse influe sur leur durée de vie et aussi sur leur masse !

son pere s'eclaffa et dit en riant !

- Donc, on prenant de la bidoche, on devient une lumiere ?

la remarque amusa Jacqueline qui se mit a rire aussi !

Blanc comme .....


Voila ! c'est cette partie qui posait probleme, j'ai reussi a re ecrire et a etoffer les autres situations, mais je n'ai toujours pas trouvé comment rendre cette intro plus interessante, je la trouve fade a mort !

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A suivre...

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17 juillet 2012

Ce qui m'étrille les nerfs !!!

Alors !

Commençons par :

- les Bruits de mastication !:

Rhaaaa  Je ne connais rien de pire que d'etre a coté de quelqu'un qui mange bruyamment, la bouche ouverte !  Bon il/elle se régale surement, mais que fait il de ses voisins, les sluurps, les claquements de langue et de dents et la vision de la nourriture mastiquée dans leur bouche  ! ca me coupe l'apetit ! Et puis c'est mal élévé de manger la bouche ouverte ! Toutefois je prends sur moi si je suis chez quelqu'un, a lui de se rendre compte de sa malséance !


- Les brutes épaisses:

c'est pas peu dire que je pense que ces crét... euh, ces gens feraient mieux d'arreter de rouler des mécaniques et d'emmerder les gens autour d'eux ! ca mettrait leur cervelle en fonctionnement ! Je ne supporte pas les gens qui adorent faire ch... les autres, juste pour rigoler ! Ca leur dirait si on leur tirait les oreilles ou que  on jouerait au volley avec leur smartphone, sacoche, livre ( ah ça, non, ils ont pas ! ) Je te leur mettrait une bonne corr... oulala, du calme !  Déja que je suis épais comme un sandwich SNCF, et que je compte plus sur la ruse que sur la force brute au cas ou je dois me defendre... calmos David !

- les mecs qui se la jouent façon tonnere mécanique ou k2000 sur leur engin !

A les entendre pétarader, on se demande quelle partie de leur anatomie ils veulent mettre en valeur ! Que fait la police !!!?

- les interfaces a la con du genre :

site de pole-emploi ou le site du fisc qui te dis quand tu veux déclarer tes impots en ligne ( votre numéro fiscal est incorrect ou erronné )  ! C'est ça oui ! quand on fournit un service public sur le web, il se doit d'etre clair, accessible et simple d'usage ! ils ont déja pensé aux petits vieux pour qui allumer un PC, c'est déja un exploit ! bon, le probleme est résolu ... apres 4 ans de cafouillages et pole emploi va aussi changer son interface ! Mais eh dites les gars ? vous avez pas l'impression que c'est pour ca que les gens se foutent de vous ? Tiens, j'aimerais voir la tete du boss qui a décide de prendre de telles interfaces si il devait travailler avec une jolie Console MS-DOS, et taper du code pour avoir acces a son programme : nyark, nyark !

TVO12

 

-Les gens persuadés de detenir la vérité Ultime...

Que dire d'eux ? sont ce des prophetes ? non, juste des gens qui ne se sont pas encore mangé une belle baffe par la vie  !


- les erreurs en votre défaveur au supermarché !

Alors la, je réclame systématiquement le moindre centime payé en trop ! ca m'enerve !


Que dire de plus ? je cherche ! ce billet est amené a s'etoffer d'ici demain !

 

 

 

 

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Jacqueline Cathlain et les N-Dimensions (préambule)

D'ici quelques jours, vous pourrez lire le 1er opus des aventures d'une jeune Physicienne qui aime sortir des sentiers battus !

Chaque Opus de ses aventures se veut comme une reflexion sur la structure de notre Univers et sur lnous autres, les singes nus !

J'ai revu maintes fois ma copie afin de la rendre accessible au commun des mortels, non initiés a cette fabuleuse et déroutante physique qui nous prouve chaque jour que Impossible, c'est pas Naturel !


Toutefois, pour bien comprendre les théses abordées dans cette permiere Nouvelle, je conseille a tous de visionner les documents suivants :

La Dimension 2


Série de 9 épisodes sur la représentation des dimensions dans l'espace.

http://www.dimensions-math.org" />
il y a aussi le Film Flatland, tiré de l'oeuvre de Edwinn Abbot²
et cette version la, que je vous conseille d'acheter :
ainsi que la suite, proprement géééniale :
Sphereland  !
Voila, apres avoir visionné et assimilé tout cela, vous serez a même de mieux apprécier les concepts que Miss Cathlain découvrira avec vous !

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Cathéchisme de l'Honnête Homme - Voltaire

LE CALOYER. — Puis-je vous demander, monsieur, de quelle religion vous êtes dans Alep, au milieu de cette foule de sectes qui sont ici reçues, et qui servent toutes à faire fleurir cette grande ville ? Êtes-vous mahométan du rite d’Omar ou de celui d’Ali ? suivez-vous les dogmes des anciens parsis, ou de ces sabéens si antérieurs aux parsis, ou des brames qui se vantent d’une antiquité encore plus reculée ? Seriez-vous juif ? êtes-vous chrétien du rite grec, ou de celui des Arméniens, ou des Coptes, ou des Latins ?


L’HONNÊTE HOMME. — J’adore Dieu, je tâche d’être juste, et je cherche à m’instruire.


LE CALOYER. — Mais ne donnez-vous pas la préférence aux livres juifs sur le Zend-Avesta, sur le Véidam, sur l’Alcoran ?


L’HONNÊTE HOMME. — Je crains de n’avoir pas assez de lumières pour bien juger des livres, et je sens que j’en ai assez pour voir dans le grand livre de la nature qu’il faut adorer et aimer son maître.


LE CALOYER. — Y a-t-il quelque chose qui vous embarrasse dans les livres juifs ?


L’HONNÊTE HOMME. — Oui, j’avoue que j’ai de la peine à concevoir ce qu’ils rapportent. J’y vois quelques incompatibilités dont ma faible raison s’étonne.

1° Il me semble difficile que Moïse ait écrit dans un désert le Pentateuque qu’on lui attribue. Si son peuple venait d’Égypte où il avait demeuré, dit l’auteur, quatre cents ans (quoiqu’il se trompe de deux cents), ce livre eût été probablement écrit en égyptien ; et on nous dit qu’il l’était en hébreu.

Il devait être gravé sur la pierre ou sur le bois ; on n’avait, du temps de Moïse, d’autre manière d’écrire. C’était un art fort difficile, qui demandait de longs préparatifs ; il fallait polir le bois ou la pierre. Il n’y a pas d’apparence que cet art pût être exercé dans un désert où, selon ce livre même, la horde juive n’avait pas de quoi se faire des habits et des souliers, et où Dieu fut obligé de faire un miracle continuel pendant quarante années pour leur conserver leurs vêtements et leurs chaussures sans dépérissement. Il est si vrai qu’on n’écrivait que sur la pierre, que l’auteur du livre de Josué dit que le Deutéronome fut écrit sur un autel de pierres brutes enduites de mortier. Apparemment que Josué n’avait pas intention que ce livre fût durable.

2° Les hommes les plus versés dans l’antiquité pensent que ces livres ont été écrits plus de sept cents ans après Moïse. Ils se fondent sur ce qu’il y est parlé des rois, et qu’il n’y eut de rois que longtemps après Moïse ; sur la position des villes, qui est fausse si le livre fut écrit dans le désert, et vraie s’il fut écrit à Jérusalem ; sur les noms de villes ou de bourgades dont il est parlé, et qui ne furent fondées ou appelées du nom qu’on leur donne qu’après plusieurs siècles, etc.

3° Ce qui peut un peu effaroucher dans les écrits attribués à Moïse, c’est que l’immortalité de l’âme, les récompenses et les peines après la mort, sont entièrement inconnues dans l’énoncé de ses lois. Il est étrange qu’il ordonne la manière dont on doit faire ses déjections, et ne parle en nul endroit de l’immortalité de l’âme. Serait-il possible que Moïse, inspiré de Dieu, eût préféré nos derrières à nos esprits, qu’il eut prescrit la façon d’aller à la garde-robe dans le camp israélite, et qu’il n’eût pas dit un seul mot de la vie éternelle ? Zoroastre, antérieur au législateur juif, dit : Honorez, aimez vos parents, si vous voulez avoir la vie éternelle ; et le Décalogue dit : Honore père et mère, si tu veux vivre longtemps sur la terre : il me semble que Zoroastre parle en homme divin, et Moïse en homme terrestre.

4° Les événements racontés dans le Pentateuque étonnent ceux qui ont le malheur de ne juger que par leur raison, et dans qui cette raison aveugle n’est pas éclairée par une grâce particulière. Le premier chapitre de la Genèse est si au-dessus de nos conceptions, qu’il fut défendu chez les Juifs de le lire avant vingt-cinq ans.

On voit avec un peu de surprise que Dieu vienne se promener tous les jours à midi dans le jardin d’Éden ; que les sources de quatre fleuves, éloignées prodigieusement les unes des autres, forment une fontaine dans ce même jardin ; que le serpent parle à Ève, attendu qu’il est le plus subtil des animaux, et qu’une ânesse, qui ne passe pas pour si subtile, parle aussi plusieurs siècles après ; que Dieu ait séparé la lumière des ténèbres, comme si les ténèbres étaient quelque chose de réel ; qu’il ait fait la lumière, qui émane du soleil, avant le soleil lui-même ; qu’après avoir fait l’homme et la femme, il ait ensuite tiré la femme d’une côte de l’homme, qu’il ait mis de la chair à la place de cette côte ; qu’il ait condamné Adam à la mort, et toute sa postérité à l’enfer pour une pomme ; qu’il ait mis un signe de sauvegarde à Caïn qui avait assassiné son frère, et que ce Caïn ait craint d’être tué par les hommes qui peuplaient alors la terre, tandis que, selon le texte, le genre humain était borné à la famille d’Adam ; que de prétendues cataractes dans le ciel aient inondé la terre ; que tous les animaux soient venus s’enfermer un an dans un coffre.

Après ce nombre prodigieux de fables qui semblent toutes plus absurdes que les Métamorphoses d’Ovide, on n’est pas moins surpris que Dieu délivre de la servitude en Égypte six cent mille combattants de son peuple, sans compter les vieillards, les enfants et les femmes ; que ces six cent mille combattants, après les plus éclatants miracles, égalés pourtant par les magiciens d’Égypte, s’enfuient au lieu de combattre leurs ennemis ; qu’en fuyant ils ne prennent pas le chemin du pays où Dieu les conduit ; qu’ils se trouvent entre Memphis et la mer Rouge ; que Dieu leur ouvre cette mer, et la leur fasse passer à pied sec pour les faire périr dans des déserts affreux, au lieu de les mener dans la terre qu’il leur a promise ; que ce peuple, sous la main et sous les yeux de Dieu même, demande au frère de Moïse un veau d’or pour l’adorer ; que ce veau d’or soit jeté en fonte en un seul jour ; que Moïse réduise cet or en poudre impalpable, et la fasse avaler au peuple ; que vingt-trois mille hommes de ce peuple se laissent égorger par des lévites, en punition d’avoir érigé ce veau d’or, et qu’Aaron, qui l’a jeté en fonte, soit déclaré grand-prêtre pour récompense ; qu’on ait brûlé deux cent cinquante hommes d’une part, et quatorze mille sept cents hommes de l’autre, qui avaient disputé l’encensoir à Aaron ; et que, dans une autre occasion, Moïse ait encore fait tuer vingt-quatre mille hommes de son peuple.

5° Si l’on s’en tient aux plus simples connaissances de la physique, et qu’on ne s’élève pas jusqu’au pouvoir divin, il sera difficile de penser qu’il y ait eu une eau qui ait fait crever les femmes adultères, et qui ait respecté les femmes fidèles.

On voit encore avec plus d’étonnement un vrai prophète parmi les idolâtres, dans la personne de Balaam.

6° On est encore plus surpris que, dans un village du petit pays de Madian, le peuple juif trouve 675.000 brebis, 72.000 bœufs, 61.000 ânes, 32.000 pucelles ; et on frissonne d’horreur quand on lit que les Juifs, par ordre du Seigneur, massacrèrent tous les mâles et toutes les veuves, les épouses et les mères, et ne gardèrent que les petites filles.

7° Le soleil qui s’arrête en plein midi pour donner plus de temps aux Juifs de tuer les Amorrhéens déjà écrasés par une pluie de pierres tombées du ciel ; le Jourdain qui ouvre son lit comme la mer Rouge pour laisser passer ces Juifs qui pouvaient passer si aisément à gué ; les murailles de Jéricho qui tombent au son des trompettes ; tant de prodiges de toute espèce exigent, pour être crus, le sacrifice de la raison et la foi la plus vive. Enfin, à quoi aboutissent tant de miracles opérés par Dieu même pendant des siècles en faveur de son peuple ? à le rendre presque toujours l’esclave des autres nations.

8° Toute l’histoire de Samson et de ses amours, et de ses cheveux, et de son lion, et de ses trois cents renards, semble plus faite pour amuser l’imagination que pour édifier l’esprit. Celles de Josué et de Jephté semblent barbares.

9° L’histoire des Rois est un tissu de cruautés et d’assassinats qui fait saigner le cœur. Presque tous les faits sont incroyables. Le premier roi juif Saül ne trouve chez son peuple que deux épées, et son successeur David laisse plus de vingt milliards d’argent comptant. Vous dites que ces livres sont écrits par Dieu même ; vous savez que Dieu ne peut mentir : donc si un seul fait est faux, tout le livre est une imposture.

10° Les prophètes ne sont pas moins révoltants pour un homme qui n’a pas le don de pénétrer le sens caché et allégorique des prophéties. Il voit avec peine Jérémie se charger d’un bât et d’un collier, et se faire lier avec des cordes ; Osée à qui Dieu commande, en termes formels, de faire des fils de putain à une putain publique, d’en faire ensuite à une femme adultère ; Isaïe qui marche tout nu dans la place publique ; Ézéchiel qui se couche trois cent quatre-vingt-dix jours sur le côté gauche, et quarante sur le côté droit, qui mange un livre de parchemin, qui couvre son pain d’excréments d’hommes, et ensuite de bouse de vache ; Oolla et Ooliba qui établissent un bordel, et à qui Dieu dit qu’elles n’aiment que les membres d’un âne et le sperme d’un cheval. Certainement si le lecteur n’est pas instruit des usages du pays et de la manière de prophétiser, il peut craindre d’être scandalisé ; et quand il voit Élisée faire dévorer quarante enfants par des ours, pour l’avoir appelé tête chauve, un châtiment si peu proportionné à l’offense peut lui inspirer plus d’horreur que de respect.

Pardonnez-moi donc si les livres juifs m’ont causé quelque embarras. Je ne veux pas avilir l’objet de votre vénération ; j’avoue même que je peux me tromper sur les choses de bienséance et de justice, qui ne sont peut-être pas les mêmes dans tous les temps ; je me dis que nos mœurs sont différentes de celles de ces siècles reculés ; mais peut-être aussi la préférence que vous avez donnée au Nouveau Testament sur l’Ancien peut servir à justifier mes scrupules. Il faut bien que la loi des Juifs ne vous ait pas paru bonne, puisque vous l’avez abandonnée ; car si elle était réellement bonne, pourquoi ne l’auriez-vous pas toujours suivie ? et, si elle était mauvaise, comment était-elle divine ?


LE CALOYER. — l’Ancien Testament a ses difficultés. Mais vous m’avouez donc que le Nouveau Testament ne fait pas naître en vous les mêmes doutes et les mêmes scrupules que l’Ancien ?


L’HONNÊTE HOMME. — Je les ai lus tous deux avec attention ; mais souffrez que je vous expose les inquiétudes où me jette mon ignorance. Vous les plaindrez, et vous les calmerez.

Je me trouve ici avec des chrétiens arméniens qui disent qu’il n’est pas permis de manger du lièvre ; avec des Grecs qui assurent que le Saint-Esprit ne procède point du Fils ; avec des nestoriens qui nient que Marie soit mère de Dieu ; avec quelques Latins qui se vantent qu’au bout de l’Occident, les chrétiens d’Europe pensent tout autrement que ceux d’Asie et d’Afrique. Je sais que dix ou douze sectes en Europe s’anathématisent les unes les autres ; les musulmans qui m’entourent regardent d’un œil de mépris tous ces chrétiens que cependant ils tolèrent. Les Juifs ont également en exécration les chrétiens et les musulmans ; les guèbres les méprisent tous ; et le peu qui reste de sabéens ne voudraient manger avec aucun de ceux que je vous ai nommés : le brame ne peut souffrir ni sabéens, ni guèbres, ni chrétiens, ni mahométans, ni juifs.

J’ai cent fois souhaité que Jésus-Christ, en venant s’incarner en Judée, eût réuni toutes ces sectes sous ses lois. Je me suis demandé pourquoi, étant Dieu, il n’a pas usé des droits de la divinité ? pourquoi, en venant nous délivrer du péché, il nous a laissés dans le péché ? pourquoi, en venant éclairer tous les hommes, il a laissé presque tous les hommes dans l’erreur ?

Je sais que je ne suis rien ; je sais que du fond de mon néant je ne dois pas interroger l’Être des êtres ; mais il m’est permis, comme à Job, d’élever mes respectueuses plaintes du sein de ma misère.

Que voulez-vous que je pense quand je vois deux généalogies de Jésus directement contraires l’une à l’autre ; et que ces généalogies, qui sont si différentes dans les noms et dans le nombre de ses ancêtres, ne sont pourtant pas la sienne, mais celle de son père Joseph, qui n’est pas son père ?

Je donne la torture à mon esprit pour comprendre comment un Dieu est mort. Je lis les livres sacrés et les profanes de ces temps-là ; un seul de ces livres sacré me dit qu’une étoile nouvelle parut en Orient, et conduisit des mages aux pieds de Dieu qui venait de naître. Aucun profane ne parle de cet événement à jamais mémorable, qui semble devoir avoir été aperçu par la terre entière, et marqué dans les fastes de tous les États. Un évangéliste me dit qu’un roi nommé Hérode, à qui les Romains, maîtres du monde connu, avaient donné la Judée, entendit dire que l’enfant qui venait de naître dans une étable devait être roi des Juifs ; mais comment, et à qui, et sur quel fondement entendit-il dire cette étrange nouvelle ? Est-il possible que ce roi, qui n’avait pas perdu le sens, ait imaginé de faire égorger tous les petits enfants du pays, pour envelopper dans le massacre un enfant obscur ? Y a-t-il un exemple sur la terre d’une fureur si abominable et si insensée ?

Je vois que les Évangiles qui nous restent se contredisent presque à chaque page. J’ouvre l’histoire de Josèphe, auteur presque contemporain ; Josèphe, parent de Mariamne, sacrifiée par Hérode ; Josèphe, ennemi naturel de ce prince : il ne dit pas un mot de cette aventure ; il est Juif, et il ne parle pas même de ce Jésus né chez les Juifs.

Que d’incertitudes m’accablent dans la recherche importante de ce que je dois adorer et de ce que je dois croire ! Je lis les Écritures, et je n’y vois nulle part que Jésus, reconnu depuis pour Dieu, se soit jamais appelé Dieu ; je vois même tout le contraire ; il dit que son père est plus grand que lui, que le père seul sait ce que le fils ignore. Et comment encore ces mots de père et de fils se doivent-ils entendre chez un peuple où, par les fils de Bélial, on voulait dire les méchants, et, par les fils de Dieu, on désignait les hommes justes ? J’adopte quelques maximes de la morale de Jésus ; mais quel législateur enseigna jamais une mauvaise morale ? dans quelle religion l’adultère, le larcin, le meurtre, l’imposture, ne sont-ils pas défendus ? le respect pour les parents, l’obéissance aux lois, la pratique de toutes les vertus expressément ordonnés ?

Plus je lis, plus mes peines redoublent. Je cherche des prodiges dignes d’un Dieu, attestés par l’univers. J’ose dire, avec cette naïveté douloureuse qui craint de blasphémer, que les diables envoyés dans le corps d’un troupeau de cochons, de l’eau changée en vin en faveur de gens qui étaient ivres, un figuier séché pour n’avoir pas porté des figues avant le temps, etc., ne remplissent pas l’idée que je m’étais faite du maître de la nature, annonçant et prouvant la vérité par des miracles éclatants et utiles. Puis-je adorer ce maître de la nature dans un Juif qu’on dit transporté par le diable sur le haut d’une montagne dont on découvre tous les royaumes de la terre ?

Je lis les paroles qu’on rapporte de lui ; j’y vois une prochaine arrivée du royaume des cieux figuré par un grain de moutarde, par un filet à prendre des poissons, par de l’argent mis à usure, par un souper auquel on fait entrer par force des borgnes et des boiteux : Jésus dit qu’on ne met point de vin nouveau dans de vieux tonneaux, que l’on aime mieux le vin nouveau que le vieux. Est-ce ainsi que Dieu parle ?

Enfin comment puis-je reconnaître Dieu dans un Juif de la populace, condamné au dernier supplice pour avoir mal parlé des magistrats à cette populace, et suant d’une sueur de sang dans l’angoisse et dans la frayeur que lui inspirait la mort ? Est-ce là Platon ? est-ce là Socrate, ou Antonin, ou Épictète, ou Zaleucus, ou Solon, ou Confucius ? Qui de tous ces sages n’a écrit, n’a parlé d’une manière plus conforme aux idées que nous avons de la sagesse ? et comment pouvons-nous juger autrement que par nos idées ?

Quand je vous ai dit que j’adoptais quelques maximes de Jésus, vous avez dû sentir que je ne puis les adopter toutes. J’ai été affligé en lisant : « Je suis venu apporter le glaive et non la paix ; je suis venu diviser le fils et le père, la fille, la mère, et les parents. » Je vous avoue que ces paroles m’ont saisi de douleur et d’effroi ; et si je regardais ces paroles comme une prophétie, je croirais en voir l’accomplissement dans les querelles qui ont divisé les chrétiens dès les premiers temps, dans les guerres civiles qui leur ont mis les armes à la main pendant tant de siècles, dans les assassinats de tant de princes, dans les horribles malheurs de tant de familles.

J’avoue encore que des mouvements d’indignation et de pitié se sont élevés dans mon cœur, quand j’ai vu Pierre faire apporter à ses pieds l’argent de ses sectateurs. Ananie et Saphire ont gardé quelque chose pour eux du prix de leur champ ; ils ne l’ont pas dit ; et Pierre les punit en faisant mourir subitement le mari et la femme. Hélas ! ce n’était pas là le miracle que j’attendais de ceux qui disent qu’ils ne veulent pas la mort du pécheur, mais sa conversion. J’ai osé penser que si Dieu faisait des miracles, ce serait pour guérir les hommes, et non pour les tuer ; ce serait pour les corriger, et non pour les perdre ; qu’il est un Dieu de miséricorde, et non un tyran homicide. Ce qui m’a le plus révolté dans cette histoire, c’est que Pierre, ayant fait mourir Ananie, et voyant venir Saphire sa femme, ne l’avertit pas, ne lui dit pas : « Gardez-vous de réserver pour vous quelques oboles ; si vous en avez, avouez tout, donnez tout, craignez le sort de votre mari ; » au contraire, il la fait tomber dans le piège ; il semble qu’il se réjouisse de frapper une seconde victime. Je vous avoue que cette aventure m’a toujours fait dresser les cheveux, et que je ne me suis consolé que quand j’en ai vu l’impossibilité et le ridicule.

Puisque vous me permettez de vous expliquer mes pensées, je continue, et je dis que je n’ai trouvé aucune trace du christianisme dans l’histoire de Jésus. Les quatre Évangiles qui nous restent sont en opposition sur plusieurs faits ; mais ils attestent uniformément que Jésus fut soumis à la loi de Moïse depuis le moment de sa naissance jusqu’à celui de sa mort. Tous ses disciples fréquentèrent la synagogue ; ils prêchaient une réforme ; mais ils n’annonçaient pas une religion différente : les chrétiens ne furent absolument séparés des Juifs que longtemps après. Dans quel temps précis Dieu voulut-il donc qu’on cessât d’être juif et qu’on fût chrétien ? Qui ne voit que le temps a tout fait, que tous les dogmes sont venus les uns après les autres ?

Si Jésus avait voulu établir une Église chrétienne, n’en eût-il pas enseigné les lois ? n’aurait-il pas lui-même établi tous les rites ? n’aurait-il pas annoncé les sept sacrements, dont il ne parle pas ? n’aurait-il pas dit : Je suis Dieu, engendré et non fait ; le Saint-Esprit procède de mon père sans être engendré ; j’ai deux volontés et une personne ; ma mère est mère de Dieu ? Au contraire, il dit à sa mère : « Femme, qu’y a-t-il entre vous et moi ? » Il n’établit ni dogme, ni rite, ni hiérarchie ; ce n’est donc pas lui qui a fait sa religion.

Quand les premiers dogmes commencent à s’établir, je vois les chrétiens soutenir ces dogmes par des livres supposés ; ils imputent aux sibylles des vers acrostiches sur le christianisme ; ils forgent des histoires, des prodiges dont l’absurdité est palpable. Telle est, par exemple, l’histoire de la nouvelle ville de Jérusalem bâtie dans l’air, dont les murailles avaient cinq cents lieues de tour et de hauteur, qui se promenait sur l’horizon pendant toute la nuit, et qui disparaissait au point du jour. Telle est la querelle de Pierre et de Simon le Magicien devant Néron ; tels sont cent contes non moins absurdes.

Que de miracles puérils on a forgés ! que de faux martyres, que de légendes ridicules ! Portenta judaïca rides.

Comment celui qui a écrit la légende de Luc, sous le nom de bonne nouvelle, a-t-il eu le front de dire, au chap. xxi, que la génération dans laquelle il vivait ne passerait pas sans que les vertus des cieux fussent ébranlées ; sans qu’il y eût des signes dans le soleil, dans la lune, et dans les étoiles ; sans qu’enfin Jésus vînt dans les nuées avec une grande puissance et une grande majesté ? Certainement il n’y eut ni signe dans le soleil, dans la lune, et dans les étoiles, ni de vertu des cieux ébranlée, ni de Jésus venant majestueusement dans les nuées.

Comment le fanatique qui rédigea les Épitres de Paul est-il assez téméraire pour lui faire dire : « J’ai appris de Jésus que nous qui vivons nous sommes réservés pour son avènement : sitôt que le signal aura été donné par la trompette, ceux qui sont morts en Jésus ressusciteront les premiers ; puis nous autres qui sommes vivants nous serons emportés avec eux dans l’air pour aller au-devant de Jésus » ?

Cette belle prédiction s’est-elle accomplie ? Paul et les Juifs chrétiens allèrent-ils dans l’air au-devant de Jésus au son de la trompette ? Et où, s’il vous plaît, Paul avait-il appris de Jésus ces merveilleuses choses, lui qui ne l’avait jamais vu, lui qui avait servi de satellite et de bourreau contre ses disciples, lui qui avait aidé à lapider Étienne ? Avait-il parlé à Jésus quand il fut ravi au troisième ciel ? Et qu’est-ce que ce troisième ciel ? est-ce Mercure ou Mars ? En vérité, si on lisait avec attention, on serait saisi d’horreur et de pitié à chaque page.


LE CALOYER. — Mais si ce livre fait un tel effet sur les lecteurs, comment a-t-on pu croire à ce livre ? Comment a-t-il converti tant de milliers d’hommes ?


L’HONNÊTE HOMME. — C’est qu’on ne lisait pas. Est-ce par la lecture qu’on persuade à dix millions de paysans que trois font un, que Dieu est dans un morceau de pâte, que cette pâte disparaît, et que c’est Dieu lui-même qui est fait sur-le-champ par un homme ? C’est par la conversation, par la prédication, par les cabales ; c’est en séduisant des femmes et des enfants ; c’est par des impostures, par des récits miraculeux, qu’on vient aisément à bout d’établir un petit troupeau. Les livres des premiers chrétiens étaient très rares ; il était défendu de les communiquer aux catéchumènes ; on était initié secrètement aux mystères des chrétiens comme à ceux de Cérès. Le petit peuple courait avidement après des gens qui lui persuadaient que non seulement tous les hommes étaient égaux, mais qu’un chrétien était bien supérieur à un empereur romain.

Toute la terre alors était divisée en petites associations, égyptiennes, grecques, syriennes, romaines, juives, etc. La secte des chrétiens eut tous les avantages possibles dans la populace. Il suffisait de trois ou quatre têtes échauffées comme celle de Paul, pour attirer la canaille. Bientôt après vinrent des hommes adroits qui se mirent à sa tête. Presque toutes les sectes se sont ainsi établies, excepté celle de Mahomet, la plus brillante de toutes, qui seule, entre tant d’établissements humains, sembla être en naissant sous la protection de Dieu, puisqu’elle ne dut son existence qu’à des victoires.

Encore la religion musulmane est-elle après douze cents ans ce qu’elle fut sous son fondateur ; on n’y a rien changé. Les lois écrites par Mahomet lui-même subsistent dans toute leur intégrité. Son Alcoran est autant respecté en Perse qu’en Turquie ; autant dans l’Afrique que dans les Indes ; on l’observe partout à la lettre ; on n’est divisé que sur le droit de succession entre Ali et Omar. Le christianisme, au contraire, est différent en tout de la religion de Jésus. Ce Jésus, fils d’un charpentier de village, n’écrivit jamais rien ; et probablement il ne savait ni lire ni écrire. Il naquit, vécut, mourut Juif, dans l’observance de tous les rites juifs ; circoncis, sacrifiant suivant la loi mosaïque, mangeant l’agneau pascal avec des laitues, s’abstenant de manger du porc, de l’ixion et du griffon, comme aussi du lièvre, parce qu’il rumine et qu’il n’a pas le pied fendu, selon la loi mosaïque. Vous autres, au contraire, vous osez croire que le lièvre a le pied fendu et qu’il ne rumine pas, vous en mangez hardiment ; vous faites rôtir un ixion et un griffon quand vous en trouvez ; vous n’êtes point circoncis ; vous ne sacrifiez point ; aucune de vos fêtes ne fut instituée par votre Jésus. Que pouvez-vous avoir de commun avec lui ?


LE CALOYER. — J’avoue que je serais un imposteur bien effronté si j’osais vous soutenir que le christianisme d’aujourd’hui ressemble à celui des premiers siècles, et celui de ces premiers siècles à la religion de Jésus. Mais vous m’avouerez aussi que Dieu a pu ordonner toutes ces variations.


L’HONNÊTE HOMME. — Dieu varier ! Dieu changer ! cette idée me paraît un blasphème. Quoi ! le soleil de Dieu est toujours le même, et sa religion serait une suite de vicissitudes ! Quoi ! vous le feriez ressembler à ces gouvernements misérables qui donnent tous les jours des édits nouveaux et contradictoires ! Il aurait donné un édit à Adam, un autre à Seth, un troisième à Noé, un quatrième à Abraham, un cinquième à Moïse, un sixième à Jésus, et de nouveaux édits encore à chaque concile ; et tout aurait changé, depuis la défense de manger du fruit de l’arbre de la science du bien et du mal, jusqu’à la bulle Unigenitus du jésuite Le Tellier ! Croyez-moi, tremblez d’outrager Dieu en l’accusant de tant d’inconstance, de faiblesse, de contradiction, de ridicule, et même de méchanceté.


LE CALOYER. — Si toutes ces variations sont l’ouvrage des hommes, convenez que la morale au moins est de Dieu, puisqu’elle est toujours la même.


L’HONNÊTE HOMME. — Tenons-nous-en donc à cette morale ; mais que les chrétiens l’ont corrompue ! qu’ils ont cruellement violé la loi naturelle enseignée par tous les législateurs, et gravée au cœur de tous les hommes !

Si Jésus a parlé de cette loi aussi ancienne que le monde, de cette loi établie chez le Huron comme chez le Chinois : Aime ton prochain comme toi-même ; la loi des chrétiens a été : Déteste ton prochain comme toi-même. Athanasiens, persécutez les eusébiens, et soyez persécutés ; cyrilliens, écrasez les enfants des nestoriens contre les murs ; guelfes et gibelins, faites une guerre civile de cinq cents années, pour savoir si Jésus a ordonné au prétendu successeur de Simon Barjone de détrôner les empereurs et les rois, et si Constantin a cédé l’empire au pape Sylvestre. Papistes, suspendez à des potences hautes de trente pieds, déchirez, brûlez des malheureux qui ne croient pas qu’un morceau de pâte soit changé en Dieu à la voix d’un capucin ou d’un récollet, pour être mangé sur l’autel par des souris, si on laisse le ciboire ouvert. Poltrot, Balthazar Gérard, Jacques Clément, Châtel, Guignard, Ravaillac, aiguisez vos sacrés poignards, chargez vos saints pistolets. Europe, nage dans le sang, tandis que le vicaire de Dieu, Alexandre VI, souillé de meurtres et d’empoisonnements, dort dans les bras de sa fille Lucrèce, que Léon X nage dans les plaisirs, que Paul III enrichit son bâtard des dépouilles des nations, que Jules III fait son porte-singe cardinal (dignité plus convenable encore au singe qu’au porteur) ; tandis que Pie IV fait étrangler le cardinal Caraffe, que Pie V fait gémir les Romains sous les rapines de son bâtard Buon-Compagno ; que Clément VIII donne le fouet au grand Henri IV sur les fesses des cardinaux d’Ossat et Duperron. Mêlez partout le ridicule de vos farces italiennes à l’horreur de vos brigandages ; et puis envoyez frère Trigaut et frère Bouvet prêcher la bonne nouvelle à la Chine.


LE CALOYER. — Je ne puis condamner votre zèle. La vérité, contre laquelle on se débat en vain, me force de convenir d’une partie de ce que vous dites ; mais enfin convenez aussi que, parmi tant de crimes, il y a eu de grandes vertus. Faut-il que les abus vous aigrissent, et que les bonnes lois ne vous touchent pas ? ajoutez à ces bonnes lois des miracles qui sont la preuve de la divinité de Jésus-Christ.


L’HONNÊTE HOMME. — Des miracles ? juste ciel ! et quelle religion n’a pas ses miracles ? tout est prodige dans l’antiquité. Quoi ! vous ne croyez pas aux miracles rapportés par les Hérodote et les Tite-Live, par cent auteurs respectés des nations ; et vous croyez à des aventures de la Palestine racontées, dit-on, par Jean et par Marc, dans des livres ignorés pendant trois cents ans chez les Grecs et chez les Romains, dans des livres faits sans doute longtemps après la destruction de Jérusalem, comme il est prouvé par ces livres mêmes, qui fourmillent de contradictions à chaque page ! Par exemple, il est dit dans l’Évangile de saint Mathieu que le sang de Zacharie, fils de Barac, massacré entre le temple et l’autel, retombera sur les Juifs : or, on voit dans l’histoire de Flavius Josèphe que ce Zacharie fut tué en effet entre le temple et l’autel pendant le siège de Jérusalem par Titus. Donc cet évangile ne fut écrit qu’après Titus. Et pourquoi Dieu aurait-il fait ces miracles ? pour être condamné à la potence chez les Juifs ! Quoi ! il aurait ressuscité des morts, et il n’en eût recueilli d’autre fruit que de mourir lui-même, et de mourir du dernier supplice ! S’il eût opéré ces prodiges, c’eût été pour faire connaître sa divinité. Songez-vous bien ce que c’est que d’accuser Dieu de s’être fait homme inutilement, et d’avoir ressuscité des morts pour être pendu ? Quoi ! des milliers de miracles en faveur des Juifs pour les rendre esclaves, et des miracles de Jésus pour faire mourir Jésus en croix ! Il y a de l’imbécillité à le croire, et une fureur bien criminelle à l’enseigner quand on ne le croit pas.


LE CALOYER. — Je ne nie pas que vos objections ne soient fondées, et je sens que vous raisonnez de bonne foi ; mais enfin convenez qu’il faut une religion aux hommes.


L’HONNÊTE HOMME. — Sans doute, l’âme demande cette nourriture ; mais pourquoi la changer en poison ? pourquoi étouffer la simple vérité dans un amas d’indignes mensonges ? pourquoi soutenir ces mensonges par le fer et par les flammes ? Quelle horreur infernale ! Ah ! si votre religion était de Dieu, la soutiendriez-vous par des bourreaux ? Le géomètre a-t-il besoin de dire : Crois, ou je te tue ? La religion entre l’homme et Dieu est l’adoration et la vertu ; c’est entre le prince et ses sujets une affaire de police ; ce n’est que trop souvent, d’homme à homme, qu’un commerce de fourberie. Adorons Dieu sincèrement, simplement, et ne trompons personne. Oui, il faut une religion ; mais il la faut pure, raisonnable, universelle : elle doit être comme le soleil qui est pour tous les hommes, et non pas pour quelque petite province privilégiée. Il est absurde, odieux, abominable, d’imaginer que Dieu éclaire tous les yeux, et qu’il plonge presque toutes les âmes dans les ténèbres. Il n’y a qu’une probité commune à tout l’univers ; il n’y a donc qu’une religion. Et quelle est-elle ? vous le savez ; c’est d’adorer Dieu et d’être juste.


LE CALOYER. — Mais comment croyez-vous donc que ma religion s’est établie ?


L’HONNÊTE HOMME. — Comme toutes les autres. Un homme d’une imagination forte se fait suivre par quelques personnes d’une imagination faible. Le troupeau s’augmente ; le fanatisme commence ; la fourberie achève. Un homme puissant vient ; il voit une foule qui s’est mis une selle sur le dos et un mors à la bouche ; il monte sur elle et la conduit. Quand une fois la religion nouvelle est reçue dans l’état, le gouvernement n’est plus occupé qu’à proscrire tous les moyens par lesquels elle s’est établie. Elle a commencé par des assemblées secrètes : on les défend. Les premiers apôtres ont été expressément envoyés pour chasser les diables ; on défend les diables. Les apôtres se faisaient apporter de l’argent des prosélytes : celui qui est convaincu de prendre ainsi de l’argent est puni. Ils disaient qu’il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes, et sur ce prétexte ils bravaient les lois : le gouvernement maintient que suivre les lois c’est obéir à Dieu. Enfin la politique tâche sans cesse de concilier l’erreur reçue et le bien public.


LE CALOYER. — Mais vous allez en Europe ; vous serez obligé de vous conformer à quelqu’un des cultes reçus.


L’HONNÊTE HOMME. — Quoi donc ! ne pourrai-je faire en Europe comme ici, adorer paisiblement le Créateur de tous les mondes, le Dieu de tous les hommes, celui qui a mis dans mon cœur l’amour de la vérité et de la justice ?


LE CALOYER. — Non, vous risqueriez trop ; l’Europe est divisée en factions, il faudra en choisir une.


L’HONNÊTE HOMME. — Des factions quand il s’agit de la vérité universelle, quand il s’agit de Dieu !


LE CALOYER. — Tel est le malheur des hommes. On est obligé de faire comme eux, ou de les fuir ; je vous demande la préférence pour l’Église grecque.


L’HONNÊTE HOMME. — Elle est esclave.


LE CALOYER. — Voulez-vous vous soumettre à l’Église romaine ?


L’HONNÊTE HOMME. — Elle est tyrannique. Je ne veux ni d’un patriarche simoniaque qui achète sa honteuse dignité d’un grand visir, ni d’un prêtre qui s’est cru pendant sept cents ans le maître des rois.


LE CALOYER. — Il n’appartient pas à un religieux, tel que je le suis, de vous proposer la religion protestante.


L’HONNÊTE HOMME. — C’est peut-être celle de toutes que j’adopterais le plus volontiers, si j’étais réduit au malheur d’entrer dans un parti.


LE CALOYER. — Pourquoi ne lui pas préférer une religion plus ancienne ?


L’HONNÊTE HOMME. — Elle me paraît bien plus ancienne que la romaine.


LE CALOYER. — Comment ! Pouvez-vous supposer que saint Pierre ne soit pas plus ancien que Luther, Zwingle, Œcolampade, Calvin, et les réformateurs d’Angleterre, du Danemark, de Suède, etc.


L’HONNÊTE HOMME. — Il me semble que la religion protestante n’est inventée ni par Luther, ni par Zwingle. Il me semble qu’elle se rapproche plus de sa source que la religion romaine, qu’elle n’adopte que ce qui se trouve expressément dans l’Évangile des chrétiens, tandis que les Romains ont chargé le culte de cérémonies et de dogmes nouveaux. Il n’y a qu’à ouvrir les yeux pour voir que le législateur des chrétiens n’institua point de fêtes, n’ordonna point qu’on adorât des images et des os de morts, ne vendit point d’indulgences, ne reçut point d’annates, ne conféra point de bénéfices, n’eut aucune dignité temporelle, n’établit point une inquisition pour soutenir ses lois, ne maintint point son autorité par le fer des bourreaux. Les protestants réprouvent toutes ces nouveautés scandaleuses et funestes ; ils sont partout soumis aux magistrats, et l’Église romaine lutte depuis huit cents ans contre les magistrats. Si les protestants se trompent comme les autres dans le principe, ils ont moins d’erreurs dans les conséquences ; et, puisqu’il faut traiter avec les hommes, j’aime à traiter avec ceux qui trompent le moins.


LE CALOYER. — Il semble que vous choisissiez une religion comme on achète des étoffes chez les marchands ; vous allez chez celui qui vend le moins cher.


L’HONNÊTE HOMME. — Je vous ai dit ce que je préférerais, s’il me fallait faire un choix selon les règles de la prudence humaine ; mais ce n’est point aux hommes que je dois m’adresser, c’est à Dieu seul ; il parle à tous les cœurs ; nous avons tous un droit égal à l’entendre. La conscience qu’il a donnée à tous les hommes est leur loi universelle. Les hommes sentent d’un pôle à l’autre qu’on doit être juste, honorer son père et sa mère, aider ses semblables, tenir ses promesses ; ces lois sont de Dieu, les simagrées sont des mortels. Toutes les religions diffèrent comme les gouvernements ; Dieu permet les uns et les autres. J’ai cru que la manière extérieure dont on l’adore ne peut le flatter ni l’offenser, pourvu que cette adoration ne soit ni superstitieuse envers lui, ni barbare envers les hommes.

N’est-ce pas, en effet, offenser Dieu que de penser qu’il choisisse une petite nation chargée de crimes pour sa favorite, afin de damner toutes les autres ; que l’assassin d’Urie soit son bien-aimé, et que le pieux Antonin lui soit en horreur ? N’est-ce pas la plus grande absurdité de penser que l’Être suprême punira à jamais un caloyer pour avoir mangé du lièvre, ou un Turc pour avoir mangé du porc ? Il y a eu des peuples qui ont mis, dit-on, les oignons au rang des dieux ; il y en a d’autres qui ont prétendu qu’un morceau de pâte était changé en autant de dieux que de miettes. Ces deux extrêmes de la démence humaine font également pitié ; mais que ceux qui adoptent ces rêveries osent persécuter ceux qui ne les croient pas, c’est là ce qui est horrible. Les anciens Parsis, les Sabéens, les Égyptiens, les Grecs ont admis un enfer : cet enfer est sur la terre, et ce sont les persécuteurs qui en sont les démons.


LE CALOYER. — Je déteste la persécution, la contrainte, autant que vous; et, grâce au ciel, je vous ai déjà dit que les Turcs, sous qui je vis en paix, ne persécutent personne.


L’HONNÊTE HOMME. — Ah ! puissent tous les peuples d’Europe suivre l’exemple des Turcs !


LE CALOYER. — Mais j’ajoute qu’étant caloyer, je ne puis vous proposer d’autre religion que celle que je professe au mont Athos.


L’HONNÊTE HOMME. — Et moi, j’ajoute qu’étant homme, je vous propose la religion qui convient à tous les hommes, celle de tous les patriarches et de tous les sages de l’antiquité, l’adoration d’un Dieu, la justice, l’amour du prochain, l’indulgence pour toutes les erreurs, et la bienfaisance dans toutes les occasions de la vie. C’est cette religion, digne de Dieu, que Dieu a gravée dans tous les cœurs ; mais certes il n’y a pas gravé que trois font un, qu’un morceau de pain est l’éternel, et que l’ânesse de Balaam a parlé.


LE CALOYER. — Ne m’empêchez pas d’être caloyer.


L’HONNÊTE HOMME. — Ne m’empêchez pas d’être honnête homme.


LE CALOYER. — Je sers Dieu selon l’usage de mon couvent.


L’HONNÊTE HOMME. — Et moi, selon ma conscience. Elle me dit de le craindre, d’aimer les caloyers, les derviches, les bonzes et les talapoins, et de regarder tous les hommes comme mes frères.


LE CALOYER. — Allez, allez, tout caloyer que je suis, je pense comme vous.


L’HONNÊTE HOMME. — Mon Dieu, bénissez ce bon caloyer !


LE CALOYER. — Mon Dieu, bénissez cet honnête homme !

 

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17 avril 2012

A l'extreme droite du pere

Documentaire sur la mouvance Christo-Fasciste européene !

Edifiant ! a voir absolument ! Attention grosse concentration d'emules de Breivikh ! Preparez un Gerbag pour ne pas salir votre parquet et une nuit d'amour avec votre copain/copine, une bonne bouteille d'alcool, un spliff, un bon bouquin, enfin bref, de quoi s'en remettre !

Voici les Branques de Dies Irae


Les infiltrés : A l'extrême droite du père 1sur3

Et dire qu'ils propagent les carnets de Turner, un ouvrage dont la possession, la diffusion et l'echange sont interdits en France et un peu partout dans le monde !


Les infiltrés : A l'extrême droite du père 2sur3

J'aime pas les Juifs, j'aime pas les noirs, j'aime pas les Arabes ! Joli discours dans la bouche d'un enfant ! Et apres ça va nous parler de Jésus !!!

Certains sont tres actifs dans Ch'nord ! Quand est ce que l'on agira contre ces golios ? Apres un autre Amoklauf comme celui d'Utoya ? Une tentative de coup d'état sanglant ?


Les infiltrés : A l'extrême droite du père 3sur3

Tout comme il n'est pas possible de tolerer des organisations comme al Qaida ou Action Directe parce qu'elle sont clairement terroristes, il n'est pas possible de tolerer de tels fanatiques qui n'ont de Chretien que le nom tout comme les Talibans n'ont de Musulman que le nom ! Quand je pense que Benito XVI a re integré ces foufous de Lefebvristes ! Les terroristes, RAUS !

Mais que fout le ministere de l'Interieur ??

Ou allons nous comme ça, ma chere et douce amie ?

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16 avril 2012

Reposez en paix !

raymond et lucie

Raymond et Lucie Aubrac, héros ordinaires face a l'horreur !

Merci Monsieur, Merci Madame !

On ne vous oubliera jamais !

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